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Commerce

Définition du commerce : exemples, caractéristiques et exigences légales

Qu'est-ce que le terme commerce ? Découvrez tout ce qu'il faut savoir sur la définition, les formes juridiques et les exigences importantes pour les entreprises.

Écrit par
Marc Schwery
Publié le
3 février 2025

La définition du commerce est un sujet central pour tous ceux qui s'intéressent aux activités commerciales en Suisse. Peu importe que tu ouvres un nouveau commerce, que tu étendes une entreprise existante ou que tu souhaites simplement t'informer sur les bases juridiques. Dès qu'une activité économique est exercée dans un but lucratif, elle relève dans la plupart des cas de la notion de « commerce ». Dans cet article, tu découvriras ce que cela signifie exactement, pourquoi la délimitation par rapport à d'autres activités telles que les professions libérales ou les loisirs est importante et comment cette classification se répercute dans la pratique. En outre, nous mettons en lumière le rôle des surfaces commerciales, des bureaux et autres biens immobiliers commerciaux, qui sont indispensables au bon fonctionnement de l'entreprise.


 

Définition du commerce : un aperçu de base

La définition du commerce désigne toutes les activités économiques qui visent à réaliser des bénéfices durables et qui se manifestent à l'extérieur. Dans de nombreux cas, cette définition est étroitement liée à l'inscription formelle au registre du commerce, du moins lorsqu'une entreprise atteint une certaine taille. Pour les petites entreprises, il peut parfois y avoir des exceptions, par exemple si certains seuils de chiffre d'affaires ne sont pas dépassés ou si l'activité n'est exercée qu'à titre accessoire.
 

En Suisse, la notion de « commerce » n'est pas réglementée de manière exhaustive par une seule loi. Au lieu de cela, les dispositions juridiques résultent d'une combinaison de droit civil, de droit fiscal et de droit commercial. On part généralement du principe que toute activité exercée activement, planifiée, durable et exercée dans un but lucratif doit être considérée comme une activité commerciale. Cette interprétation est essentielle, car c'est elle qui détermine l'obligation de tenir une comptabilité en partie double, de remplir les conditions en matière d'assurances sociales et de s'inscrire auprès des autorités telles que le registre du commerce.
 

Dans la vie quotidienne en Suisse, on rencontre une multitude de petits commerces actifs dans différents secteurs, des entreprises artisanales aux boutiques en ligne en passant par les entreprises de restauration. Les personnes qui décident de créer leur propre entreprise doivent non seulement remplir des obligations fiscales, mais aussi se pencher sur des aspects tels que le droit du travail, le droit du bail et les assurances. Ce dernier point est particulièrement important pour être couvert en cas de dommage et ne pas assumer inconsidérément d'éventuels risques de responsabilité.


 

Définition d'une entreprise commerciale : la classification juridique

Une entreprise commerciale peut être comprise le plus simplement du monde comme la mise en œuvre concrète d'activités commerciales. Alors que le mot « commerce » décrit le caractère général d'une activité économique, le terme « entreprise commerciale » se réfère à l'unité organisationnelle dans laquelle ce commerce est exercé. Une entreprise commerciale peut donc être une entreprise individuelle qui fabrique des produits dans un petit atelier, mais aussi une grande société anonyme qui exerce des activités commerciales internationales.

 

La classification juridique d'une entreprise commerciale dépend souvent de facteurs tels que la taille de l'entreprise, sa forme juridique et son secteur d'activité. Selon le caractère de l'entreprise, des exigences supplémentaires peuvent apparaître. Par exemple, certaines branches exigent une autorisation officielle, comme cela peut être le cas pour la restauration ou les professions artisanales présentant des risques pour la sécurité. De plus, dans certains cantons, d'autres prescriptions doivent être respectées, par exemple dans le domaine de la protection de l'environnement ou de la protection contre le bruit, lorsque la production et le stockage sont pertinents.

 

En Suisse, le choix de la forme juridique de l'entreprise artisanale est également une étape importante. Une entreprise individuelle est relativement facile à créer et ne requiert pas de capital social spécifique, mais elle implique des risques de responsabilité personnelle plus élevés. Une SARL ou une SA requiert certes un certain capital minimum et une constitution formelle, mais limite la responsabilité au patrimoine de la société. Cette décision doit être mûrement réfléchie, car elle peut avoir des conséquences à long terme sur la gestion de l'entreprise, l'accès aux investisseurs et, enfin, le choix du lieu de travail - surtout si l'on s'intéresse à ses propres bureaux ou locaux commerciaux.


 

Caractéristiques d'une entreprise commerciale

Les personnes qui observent de l'extérieur si une entreprise exerce une activité commerciale sont souvent attentives à certaines caractéristiques qui peuvent être rapidement identifiées au quotidien. L'un des facteurs décisifs est le but lucratif. Tant qu'une entreprise souhaite générer des revenus réguliers et durables, elle relève typiquement de la notion d'activité commerciale.

 

L'indépendance est une autre caractéristique d'une entreprise commerciale : les entreprises commerciales agissent sur le marché sous leur propre responsabilité, concluent des contrats en leur propre nom et assument elles-mêmes le risque économique. Cette indépendance signifie que l'entreprise n'est pas dirigée par une autorité supérieure et qu'elle n'effectue pas de travail purement contractuel en tant qu'activité dépendante. A cela s'ajoute l'aspect de la participation aux échanges économiques. Une entreprise commerciale se manifeste vers l'extérieur, que ce soit par des mesures publicitaires, un site web, un magasin ou un service après-vente.

 

La structure organisationnelle peut également fournir des indications. Ainsi, dans de nombreux cas, les entreprises commerciales emploient du personnel, entretiennent leurs propres locaux et gèrent les transactions financières et les questions fiscales en régie propre. Toutefois, dans certains secteurs, un entrepreneur individuel sans personnel peut également gérer une entreprise commerciale - l'important étant que toutes les autres caractéristiques mentionnées ci-dessus soient remplies.

 

 

Exemples d'entreprises commerciales

L'économie suisse est très diversifiée, ce qui se reflète également dans les exemples d'entreprises commerciales. Traditionnellement, on pense peut-être d'abord aux entreprises artisanales : les menuiseries, les boulangeries ou les entreprises de peinture sont des exemples classiques d'entreprises artisanales. Ils travaillent de manière autonome, commercialisent directement leurs prestations et génèrent des revenus en fournissant des services ou en vendant des produits.

 

Il en va de même pour les entreprises de restauration telles que les restaurants, les cafés ou les take-aways. Elles sont souvent soumises à des règles supplémentaires en matière d'hygiène, d'autorisations pour la vente d'alcool et d'horaires de travail. Ce type d'entreprise est lui aussi clairement commercial, car il exerce son activité de manière permanente, dans un but lucratif, et participe activement aux échanges économiques.

 

De plus, à l'ère du numérique, de nombreux nouveaux modèles commerciaux ont vu le jour. Les boutiques en ligne qui vendent des marchandises sur Internet sont considérées comme des entreprises commerciales au même titre que les magasins classiques. Même les services numériques - par exemple la conception de sites web, le marketing en ligne ou le développement de logiciels - sont souvent exploités à titre commercial, pour autant qu'ils soient planifiés et réalisés dans un but lucratif. On voit ici clairement à quel point l'éventail des activités commerciales est désormais large.

 

Un autre domaine souvent sous-estimé est celui des prestations de conseil et de coaching. Celui qui vend son expertise professionnelle sous forme de conseil agit dans de nombreux cas à titre commercial, surtout si une structure d'entreprise formelle a été créée à cet effet et que l'activité est exercée à grande échelle. Toutefois, dans de tels cas, il peut y avoir des recoupements avec le statut de freelance - cette classification étant réglée différemment en Suisse qu'en Allemagne par exemple.


 

Délimitation : commerce, profession libérale et hobby

Dans l'espace juridique suisse, une distinction est certes faite entre l'activité professionnelle indépendante et l'activité salariée, mais une séparation stricte entre le commerce et la profession libérale est plutôt connue dans d'autres pays. Pourtant, la question de la délimitation est tout à fait pertinente lorsqu'on est actif en Suisse. Alors que la définition de l'artisanat vise en premier lieu l'orientation vers le profit et la participation au marché, l'engagement personnel dans le travail et une qualification particulière jouent souvent un rôle central dans les professions libérales.


Les activités artistiques ou le travail journalistique ne peuvent pas toujours être clairement classés dans la catégorie de l'artisanat. Souvent, il s'agit plutôt d'une prestation personnelle, artistique et créative. Celui qui, par exemple, ne pratique qu'occasionnellement un hobby et réalise pour cela un faible chiffre d'affaires ne relève généralement pas de la catégorie commerciale tant qu'il n'y a pas d'intention durable de réaliser un bénéfice.

 

Il vaut néanmoins la peine d'examiner attentivement sa propre activité, même pour les entreprises apparemment plus modestes. Dès qu'un chiffre d'affaires régulier est réalisé et qu'un certain professionnalisme s'installe - par exemple grâce à un marketing propre, un site web, un logo, des cartes de visite commerciales ou autres - l'activité se rapproche de la catégorie commerciale. Il est recommandé de s'informer suffisamment tôt, surtout en ce qui concerne les obligations fiscales et de sécurité sociale, afin d'éviter les mauvaises surprises.

 

 

Bureaux et locaux commerciaux : Importance pour le commerce

Quiconque exerce un métier a généralement besoin de locaux adaptés. C'est là qu'intervient notre activité principale : la location de bureaux et de surfaces commerciales en Suisse. Pour une activité commerciale réussie, le choix de l'emplacement est d'une grande importance. Une situation centrale, une bonne accessibilité par les transports publics et suffisamment d'espace pour développer son idée commerciale sont des facteurs qui, à long terme, peuvent faire la différence entre le succès et l'échec.

 

En outre, les conditions spatiales influencent également l'image de l'entreprise à l'extérieur. Accueillir des clients ou des partenaires commerciaux dans des bureaux modernes est un signe de professionnalisme et d'estime. De même, une devanture de magasin attrayante dans le commerce de détail peut décider de la visite spontanée d'un client. Selon la définition du commerce, une telle entreprise est conçue pour durer et pour réaliser des bénéfices. Le facteur de bien-être des collaborateurs joue donc un rôle important, car un climat de travail positif augmente la productivité.

 

Toutefois, il convient de tenir compte de certaines particularités juridiques lors de la location d'un espace commercial. Les contrats de location commerciaux diffèrent des contrats de location résidentiels normaux sur certains points. Ils peuvent par exemple être conçus de manière plus flexible, notamment en ce qui concerne les délais de résiliation ou la possibilité de sous-louer. Les décomptes de charges et les obligations du bailleur en matière d'entretien peuvent également être réglés différemment.


 

Enregistrement du commerce

Bien qu'il n'existe pas en Suisse d' enregistrement des commerces comme dans d'autres pays, l'inscription au registre du commerce est obligatoire pour de nombreuses activités commerciales. Cette étape rend une entreprise officiellement visible et permet de faire des affaires sous un nom d'entreprise protégé. La nécessité d'une inscription dépend entre autres du chiffre d'affaires annuel, de la forme juridique choisie et des dispositions légales en vigueur dans le canton concerné.

 

En règle générale, l'inscription au registre du commerce est obligatoire si l'entreprise réalise un chiffre d'affaires annuel de plus de 100 000 CHF. Les sociétés de capitaux telles que les Sàrl ou les sociétés anonymes doivent également s'inscrire, indépendamment du chiffre d'affaires. Cette inscription a plusieurs conséquences : D'une part, elle apporte de la publicité, ce qui crée du sérieux et de la confiance auprès des clients et partenaires potentiels. D'autre part, à partir de ce moment, l'entreprise commerciale est soumise à l'obligation de tenir une double comptabilité et d'établir des comptes annuels conformément aux dispositions du Code des obligations.

 

 

Aspects fiscaux et assurances sociales

Dès qu'une activité commerciale est lancée, l'entrepreneur est également soumis à des obligations en matière de fiscalité et d'assurances sociales. Il s'agit là d'un élément central de la définition de l'activité commerciale, car le législateur fait une distinction claire entre les activités purement privées et les activités entrepreneuriales à but lucratif.


Une personne indépendante qui exerce une activité commerciale doit déclarer ses revenus en conséquence dans sa déclaration fiscale. Si l'activité se fait sous la forme d'une entreprise individuelle, le bénéfice compte directement dans le revenu privé. En revanche, dans le cas d'une société de capitaux, c'est l'entreprise elle-même qui est imposée, tandis que les associés se font verser des salaires ou des dividendes. En outre, des cotisations sociales à l'AVS/AI/APG sont dues. Selon l'activité de l'entreprise, il peut également être utile, voire légalement obligatoire, de souscrire une assurance accident pour les collaborateurs, une assurance responsabilité civile professionnelle ou une assurance protection juridique.

 

Un autre point important est la TVA. Quiconque réalise un chiffre d'affaires de plus de 100 000 CHF par an doit s'enregistrer auprès de l'Administration fédérale des contributions en tant qu'assujetti à la TVA et effectuer les décomptes correspondants. Cela nécessite une comptabilité correcte, car une TVA doit être indiquée pour chaque facture et des impôts préalables peuvent être réclamés. Pour ne pas perdre la vue d'ensemble, il vaut souvent la peine de faire appel suffisamment tôt à un agent fiduciaire ou à un spécialiste de la comptabilité.


 

Conclusion

En Suisse, la définition du commerce est une notion très large qui englobe de nombreux secteurs et modèles commerciaux différents. Des petites entreprises artisanales aux start-ups et aux grandes entreprises établies, en passant par les entreprises de restauration et de services, toutes partagent les caractéristiques d'une activité durable, à but lucratif et indépendante. Cette classification est importante, car elle a des conséquences fiscales, juridiques et organisationnelles.

 

Quiconque exerce ou souhaite créer une entreprise en Suisse devrait s'informer suffisamment tôt des dispositions applicables. Cela inclut le choix de la bonne forme juridique, la clarification des autorisations, l'inscription au registre du commerce et le respect des obligations fiscales et de sécurité sociale. La recherche de locaux commerciaux et de bureaux adaptés est en outre une étape essentielle. Un contrat de location bien pensé peut éviter bien des tracas, tandis qu'un emplacement central et bien équipé contribuera au succès de l'entreprise.